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1°/ DONNEES GENERALES :

Le marché tertiaire de l’agglomération lyonnaise à la fin du 3ème trimestre accusait à l’instar des autres marchés hexagonaux une baisse significative de la demande placée. Ainsi, ce sont 88.232 m² de surfaces de bureaux qui ont été placées sur les trois premiers trimestres de 2009 au lieu de 176.454 m² pour la même période. Le marché tertiaire de l’agglomération lyonnaise marque le pas depuis le début de l’année. Pour autant les chiffres de 2008, comprenaient encore de grosses opérations principalement utilisateurs réalisées sur la Confluence, ainsi que les prises à bail de la SNCF par exemple. Au demeurant, ce sont les principaux secteurs tertiaire s – à l’exception de la Confluence- qui sont les plus touchés, à l’instar de Vaise ( – 66 %) Gerland ( -46 %).

Le stock à 12 mois demeure faible et est constitué principalement de surfaces déjà pré-louées (Vivier Merle 15.000 m² de bureaux livré au 1er trimestre 2009 entièrement pré-loués par exemple). Plus significatif est le cas de tour Oxygène dont la livraison est prévue en 2012 mais dont seulement moins de 6.000 m² restent disponibles. Pour autant la situation n’est pas uniforme et l’ouest lyonnais peine à commercialiser près de 15.000 m² de surfaces réparties il est vrai dans des programmes de qualité diverse.

Pour les programmes encore au stade des études, certaines mises en chantier sont en suspend, par exemple sur TECHSUD ( Gerland ) ou 15.000 m² ne seront pas réalisés pour le moment par BOUYGUES et ce du fait du retrait de l’investisseur.

Pour la seconde main, la situation est tout autant contrastée. Ainsi, si la demande exprimée ne se tasse que faiblement (moins de 4 % au 1er semestre) celle-ci risque de se reporter en partie sur l’acquisition du fait de certains arbitrages qui pourraient intervenir. En effet, le souhait de nombreuses entreprises ou professions libérales d’acquérir leurs propres locaux a été longtemps inassouvi du fait d’une offre trop restreinte. La baisse de certains prix et de nouvelles offres pourraient créer une certaine situation d’attentisme sur le marché. Les locaux en état d’entretien médiocre voire mauvais pourraient dès lors rester vacants au-delà de 8 à 12 mois. Le niveau d’exigence des clients utilisateurs augmentant, les propriétaires vont se voir contraints de réaliser de véritables travaux de rénovation ou d’arbitrer.